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D'un paysage-horizon, sollicitant autant l'histoire classique des ciels chez les peintres européens que l'abstraction américaine dans un premier temps, cette nouvelle exposition aborde la notion d'horizons « fermés ». La série de tableaux, plus verticale, concentre l'idée d'un paysage comme un souvenir qui se défait, convoquant des instants de perspectives qui disparaissent. Quelques gestes de peintures, des traces, activent des images fanées. Une fois de plus, Olivier Masmonteil évoque d'autres peintres, d'autres réflexions, d'autres approches. Il emprunte à l'expressionisme allemand et à la tradition extrême orientale du paysage, plus intime et plus intérieur.

S'il a élargi le spectre de ses domaines picturaux depuis 2012, Olivier Masmonteil s'est longtemps attaché à peindre de véritables paysages, avec arbres, lignes d'horizon, ciels vastes ou alors sous-bois et cours d'eau donnant le sentiment de retrouver un lointain pays amoureux de la nature. Olivier Masmonteil, lorsqu'il peint un paysage, s'invente une histoire, se souvient des sons et des odeurs pour ensuite les retranscrire de manière physique sur la toile en mêlant l'acrylique à la peinture à l'huile. A l'acrylique, il peint le fond, représente l'espace. A l'huile, il évoque le temps, un momen saisi sur la toile. Montagnes aborde tous les sujets dans ses peintures, avec toutefois une nette attirance pour les moments transitoires, les moments éphémères, ceux entre la pluie et le beau temps, entre le jour et la nuit, avant et après l'orage.

Zeuxis et Parrhasios, le bain de Diane, Antiope : dans les mythes fondateurs de la peinture, le voile, le recouvrement et le dévoilement sont une constante. Au théâtre, le voile agit comme un rideau de scène. En peinture, l'artiste aime à jouer à un cache-cache permanent, entre un spectateur voyeur et un sujet montré ou caché. L'exposition « le voile effacé » dévoile une série inédite de récents tableaux dans lesquels l'effacement et le recouvrement constituent le voile du tableau, tout en révélant la peinture. Les différentes couches de peintures évoquent les sujets classiques avec le paysage comme outil central de recouvrement. Le voile est tour à tour utilisé par la peinture (le glacis) mais aussi par les sujets (la nuit), les procédés (contre-jour) comme le motif (papier peint). Le tableau reste cet objet ambigu proposant un regard sur ou au travers, recouvert ou découvert.

QUELQUES VISUELS:

Paysage basque #2, 2019, Huile sur toile, 200 x 250 cm - Capriccio vénitien (Capricci), 2019, Huile sur toile, 160 x 180 cm.

Madagascar et Kahikatea #1, 2020, Huile sur toile, 219 x 201 cm - Madagascar et white pine #2, 2020, Huile sur toile, 120 x 100 cm

White pine nightscape #3, 2020, Huile sur toile, 55 x 46 cm - White pine nightscape #4, 2020, Huile sur toile, 55 x 46 cm

Portrait Olivier Masmonteil, 2018, © Hugo Miserey

Double sunset, 2019, Huile sur toile, 130 x 160 cm / Nouvelle-Zélande / Pays basque, 2019, Huile sur toile, 65 x 80 cm © Hugo Miserey

A PROPOS D'OLIVIER MASMONTEIL

« A l'ère du 2.0, du digital, de la réalité virtuelle, Olivier Masmonteil reste un fou de peinture. De celle que l'on exécute sur toile, à l'huile », précise d'entrée Marie Maertens, auteure de sa monographie parue fin 2018 aux Editions Cercle d'Art. A rebours des modes et des tendances de l'art contemporain, Olivier Masmonteil s'affirme comme l'un des peintres les plus doués de sa génération. Reconnu et exposé, ce grand voyageur considère la peinture comme un moyen de se déplacer dans l'histoire comme dans l'espace. Jusqu'à la compulsion parfois (145 toiles représentées sur plus de 500 référencées), mais avec toujours sous-jacente l'ambition du chef-d'œuvre.

Revendiquant haut et fort l'intensité du plaisir de peindre. Olivier Masmonteil posède une manière unique d'interpréter le style français en peinture et d'en apprécier toutes les subtilités. Il se donne la liberté de revisiter, sans exclusive ni hiérarchie, les genres picturaux, du portrait au paysage, des natures mortes aux vanités, en se réappropriant à sa manière l'histoire de l'art.

Avec une œuvre à la fois conservatrice et novatrice : «  La possibilité de peindre », « le plaisir de peindre » et « Oublier la peinture ». Amoureux de l'histoire de l'art et de la nature, Olivier Masmonteil s'inspire de voyages, d'observations et de recherches. Son travail, riche d'une pratique artistique d'une vingtaine d'années, a donné naissance à des séries aussi variées que « Les baigneuses », « Quelle que soit la minute du jour » ou encore « Le bain de Diane ».

La peinture d'Olivier Masmonteil oscille entre mise en scène théâtralisée du paysage et cartographie de corps nus qui s'emmêlent dans un ballet de références mythologiques confondues à la réalité du sensible. L'artiste puise dans l'histoire de la peinture et se l'approprie pour exprimer le champ des possibles offerts par le médium et formuler une équation inédite et singulière de sa « manière », reconsidérant le grand théorème de la peinture tant réformé par ses pairs et consacrant un nouvel « art de peindre ». « J'arrive à un moment de ma vie d'artiste où je réalise pour la première fois que je suis peintre. Ces dernières années, j'ai posé les bases de quelque chose de très important pour la suite », affirme Olivier Masmonteil.

Artiste voyageur, Olivier Masmonteil s'inspire des grands maîtres tels Ruysdael et Poussin, mais également de ses propres voyages autour du monde. Il peint rarement in situ mais dans son atelier en s'appuyant sur des clichés et de nombreuses notes prises durant ses périples. Dans ses toiles, il prend la liberté de mêler les divers lieux qu'il a parcourus, de retranscrire de manière physique le souvenir des sons et des odeurs en brouillant les pistes pour que ces tableaux semblent familiers aux personnes qui les contemplent sans qu'ils puissent pour autant les restituer. Il en ressort un fort sentiment de mélancolie : mélancolie des moments passés, de son enfance, de ses voyages dont il essaie de capturer l'essence même dans ses toiles.

Au fur et à mesure que l'artiste crée son œuvre, il fait également le deuil des étapes qu'il ne peut conserver. Des phases d'expérimentation et de découverte à celles de la maîtrise et du plaisir de peindre, Olivier Masmonteil a éprouvé, surmonté puis apprivoisé les étapes successives de l'apprentissage de la peinture, jusqu'à la faire sienne. Le médium qui, aux premières heures, était l'expression d'un désir de peindre, s'est mué peu à peu en une nécessité de peindre. Cette évidence de la peinture, Olivier Masmonteil l'a même convertie en un discours rationnel quasi théorique, se forgeant les clefs d'une analyse rétrospective d'un processus créatif qu'il n'a cessé de réviser depuis plus de quinze ans. Il apparaît comme un peintre-théoricien, le théoricien de sa propre peinture. L'artiste interroge, parallèlement aux questions que ses tableaux suscitent, l'essence profonde du « ce qu'être peintre » ainsi que la forme que peut prendre, avec le recul alloué par l'expérience, la trajectoire de l'artiste. « J'appartiens à cette catégorie d'artistes qui veulent construire pour faire émerger de nouvelles avant-gardes. »

Comme sujet premier, Olivier Masmonteil a choisi celui de la copie, qui par nature symbolise la forme abrupte du travail titanesque entrepris. Si la méthode rigoureuse de l'atelier florentin du Quattrocento semble rodée, le choix des œuvres copiées, quant à lui, est d'abord guidé par « un choc esthétique ». De Nicolas Poussin à François Boucher, en passant par Philippe de Champaigne ou encore Diego Vélasquez, c'est son instinct premier qui lui dicte ses choix. Ce travail de copie à l'apparence primaire ne saurait s'arrêter à un simple exercice et recèle une pensée bien plus complexe. A l'ère de l'expansion des technologies de reproduction, de modification ou de transmission de contenus visuels, Olivier Masmonteil a opté pour un travail minutieux requérant temps et précision. Se confronter à ces mastodontes de la peinture est une façon pour l'artiste, non seulement de faire un bond dans l'histoire mais aussi de se replonger dans leurs palettes de couleurs, tout comme dans les sensations éprouvées au moment de l'acte de peindre. Ses toiles sont le résultat de couches successives, jusqu'à cinq parfois apportant à chaque fois un sens nouveau.

Olivier Masmonteil joue habilement de sa maîtrise de la représentation pour nous emmener ailleurs. Une fois la copie réalisée arrive alors une seconde phase, celle de la superposition d'un papier peint dont le motif sérigraphié vient s'ajouter partiellement à la scène dupliquée, lui permettant notamment de s'aventurer sur cette dualité opacité/transparence de l'image. Les étapes de réalisation suivantes sont à l'image des premières, superposant formes et couleurs à chaque fois dans une nouvelle lecture. Olivier Masmonteil revient par la suite sur le premier plan, retravaillant certaines zones juqu'à les faire remonter à la surface de façon partielle. Si la méthode est au préalable clairement définie, le nombre final de toiles qui viendront clôturer ce colossal « word in progress » ne l'est pas encore.

Dans le contexte de crise que nous connaissons aujourd'hui, comment réinventer l'exposition ? Comment composer avec les contraintes actuelles et celles qui vont découler du programme de déconfinement ? Comment transformer ces obligations nouvelles en expérience positive ? Engagé dès la mise en place du confinement pour continuer à faire vivre l'art, à travers notamment un « Journal de la Culture » dans lequel il partage le travail d'artistes contemporains qui ont vu leurs actualités interrompues, Olivier Masmonteil poursuit sa réflexion et ses actions pour multiplier les portes d'entrées à l'art. Son exposition à la Galerie Thomas Bernard est l'occasion de revisiter les codes habituels de l'exposition et de proposer une expérience nouvelle. Inaugurée en plein confinement en live sur Instagram*, l'exposition « Le voile effacé » rencontrera le public dans un premier temps de manière virtuelle. À travers la photo, l'audio et la vidéo, l'artiste et la galerie chercheront à reproduire l'expérience de l'exposition pour les « visiteurs » qui auront un véritable travail de reconstitution à effectuer.

Plutôt qu'éditer un catalogue, trois podcasts sont proposés au public pour se promener dans l'exposition. « Nous souhaitons composer une vraie narration de l'exposition, transmettre au spectateur l'émotion de la visite pour lui faire vivre l'expérience charnelle au-delà de la peinture », déclare Olivier Masmonteil.

Dans ce premier épisode, je rencontre Olivier Masmonteil. Tous les deux, nous dressons le portrait de cette exposition. D'abord en vous décrivant les tableaux, en retranscrivant la manière dont ils dialoguent dans l'espace, on vous raconte leur histoire et la façon dont ils ont vu le jour.

www.oliviermasmonteil.com/
www.galeriethomasbernard.com/
www.instagram.com/oliviermasmonteil/
www.instagram.com/galeriethomasbernard/

Bonne écoute !

https://soundcloud.com/camillebardin/exposition-le-voile-efface-dolivier-masmonteil-1

A PROPOS DE LA GALERIE THOMAS-BERNARD CORTEX ATHLETICO

Cortex Athletico est une structure qui s'est créée en 2003 à Bordeaux autour de la production d'œuvre. En 2006, cette association devient une galerie, et commence alors à soutenir le travail d'artistes dans une exigence internationale, depuis Bordeaux. La question de cette géographie périphérique a toujours été l'une des réflexions de l'équipe, considérant que la marge est parfois plus un incubateur plus créatif que le centre. Beaucoup de collaborations ont été imaginées dans la galerie à la rencontre d'autres disciplines connexes (danse, théâtre, musique, performance …) ; de programmations spécifiques et parallèles comme China Girl (films d'artistes) ou les archives de Rolf Julius. La galerie Cortex Athletico installe à Paris une antenne en 2013, puis en 2015 déménage pour un nouvel espace. Afin de se concentrer sur ce projet ambitieux, la structure de Bordeaux ferme ses portes. Pour consolider son développement, l'image graphique de la galerie évolue et elle change de nom pour s'appeler à terme Galerie Thomas Bernard. La galerie est membre du CPGA (Comité Professionnel des Galeries d'Art).

INFORMATIONS PRATIQUES

Galerie Thomas Bernard – Cortex Athletico

13, rue des Arquebusiers 75003 paris

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Source: http://cultureetplus.over-blog.com/2020/05/devoilement-par-instagram-en-direct-de-la-galerie-thomas-bernard-et-olivier-masmonteil-depuis-son-domicile.html

Posted by: walravenhandow.blogspot.com

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